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La leçon de la ruche

A quel enjeu/module est liée cette ressource?? : Le chemin d'évolution/conduite du changement, Elargir l'horizon, autres enjeux liés au faire ensemble
De quel type de ressource s'agit-il? : Autre
Description succincte de le la ressource : Outil proposé par un apiculteur Henry Duchemin lors des séminaires d'entreprise ou de développement personnel sur l'intelligence collective.
Voici 5 clés de l'organisation collaborative d'une ruche :
1 - Un projet commun
S'aligner sur un projet commun et partager. Travailler tous ensemble, très bien, mais pour quoi faire ? Une question que ne se posent pas les abeilles: en été, elles butinent de fleurs en fleurs à la recherche de miel, d'eau, miellat et pollen. Leur objectif commun : préparer l'hiver et faire vivre la ruche toute l'année. "Pour qu'une organisation soit performante, il faut réussir à rendre explicite le projet et à le partager entre tous les collaborateurs", souligne Henry Duchemin.
Pour faire comprendre comment une abeille éclaireuse indique à ses collègues la direction et l’éloignement d’un acacia en fleur, Henry n’hésite pas à payer de sa personne et mimer succinctement les grands huit de la danse des abeilles.
Il s’appuie sur les travaux de l’éthologue allemand Karl von Frisch, pour expliquer que « les abeilles pour subvenir aux besoins de leur société, agissent ensemble de manière coopérative ». En envoyant des éclaireuses, elles optimisent la production du jour et communiquent entre elles sur leur projet commun. « De même dans l’entreprise, la première chose est de se déterminer sur un enjeu majeur, explicite et partagé » ajoute-t-il.
2 - Se former pour se transformer
Une organisation apprenante. Il existe 6 fonctions au sein d'une ruche : nourrices, ventileuses, gardiennes, nettoyeuses, butineuses et architectes. Contrairement à ce que l'on imagine, les abeilles ne sont pas limitées à un seul rôle dans l'organisation puisque au cours de leur vie, chaque abeille va passer d'une fonction à l'autre. Leur organisation est véritablement apprenante: les équipes se parlent entre elles et les juniors échangent avec les seniors", indique l'apiculteur.
Nous apprenons aussi que chaque abeille ouvrière va occuper sept fonctions1 successives dans sa vie. A l’heure de la polyvalence des postes de travail, vue comme une flexibilité dans l’entreprise, cette notion nous parle.
De nettoyeuse à butineuse, en passant par maçonne et gardienne, l’abeille se transforme pour satisfaire aux différents besoins de la ruche. De la même façon, dans notre société la formation devrait servir à notre transformation, notre adaptation à différents postes.
3 - L’intelligence collective et collaborative
Des interrelations systématiques. "Quand une butineuse a trouvé un spot plein de fleurs, elle partage aussitôt l'information ainsi que la distance à parcourir pour y accéder". Au sein des ruches, les informations délivrées sont utiles. La réunionite ? Très peu pour les abeilles. Quand elles échangent, c'est pour faire avancer les choses, sans être dans une posture ni entrer en concurrence avec une autre abeille. C'est probablement ce qui nous en distingue le plus.
Pour l’abeille comme pour l’homme, tous les deux endothermes2, maintenir une température constante dans le foyer est un vrai problème. Les abeilles le résolvent en s’agglutinant toutes dans un ingénieux dispositif de grappe, constitué d’un cœur et d’un manteau l’hiver, et d’un système de couloirs, ventilation et brumisation l’été.
"Tout au long de l'année, la température de la ruche est maintenue autour des 35°". Pour ce faire, les abeilles coopèrent grâce à une intelligence collective, souligne le spécialiste. Architecture, ventilation et brumisation des ruches leur permettent notamment de maintenir un environnement sain en toutes saisons. Individuellement, aucune des abeilles ne serait capable d'un tel exploit mais unies... "Cette intelligence collaborative est propre aux abeilles mais les humains possèdent une intelligence collective. En entreprise, il faut qu'ils se demandent comment faire ensemble".
« Il faut coopérer pour développer une intelligence collective et solutionner des problèmes, que chacun individuellement ne pourrait résoudre » commente Henry Duchemin.
4 - Une diversité créatrice
Autre idée reçue: la reine de la ruche est fécondée par une seule abeille mâle. Afin d'augmenter les chances de la ruche, la reine est en fait fécondée par une dizaine d'abeilles venant d'autres ruches. "Ici, c'est la diversité des avis et des comportements qui comptent: il faut accepter la pluralité des points de vue pour créer", analyse Henri Duchemin.
5 - Développement durable
L’abeille a en commun avec l’homme d’avoir colonisé toute la planète. La technique de l’essaimage, utilisée aussi par les grands groupes technologiques, lui sert à se développer sur le territoire, mais à la différence des organisations humaines, c’est la reine la plus âgée qui quitte la ruche pour essaimer…
L’abeille a également inventé le développement durable. En pollinisant la fleur, elle assure la production du miel de demain. L’économie circulaire, qui commence à être organisée sur les sites industriels s’inspire de ce principe, qu’Henry Duchemin énonce : « S’inscrire dans la biosphère, dans la logique de la durée ».
1 Chaque abeille va occuper 6 fonctions successives dans sa vie : Nettoyeuse (ménage), manutentionnaire, maçon (fabrication des rayons de cire), ventileuse pour rafraichir la ruche, gardienne pour empêcher l’intrusion de prédateurs et butineuse.
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